Sinister Triangle
Jadilica et Alyssa vivaient une romance de folie qui a duré tout un putain de siècle, leur amour plus solide que la nuit éternelle et deux fois plus indestructible. Elles pensaient avoir tout – jusqu'à ce qu'Isabella débarque et foute le bordel. Cette femme de ménage un peu larguée décroche un boulot dans leur manoir sombre et ténébreux, et hop, elle se retrouve embarquée dans des sentiments qu'elle ignorait même pouvoir éprouver. Les jours se mélangent, et Alyssa n'arrive plus à détacher son regard d'Isabella. C'est mal, c'est torride, ça l'attire comme un papillon vers la flamme. Prise entre son histoire éternelle avec Jadilica et cette étincelle neuve et interdite avec la fille humaine, Alyssa se déchire de l'intérieur. Pendant ce temps, Jadilica rôde dans les coins, ses super-oreilles de vampire capte chaque pensée cochonne et chaque regard volé. Elle voit la trahison se dérouler sous ses yeux, son cœur se brise comme de la porcelaine ancienne à chaque instant dérobé. Mais Jadilica reste zen, impassible et muette. Dans un coup de poker audacieux, elle décide de se mettre en retrait – laisse Alyssa courir après ce frisson mortel, même si ça la poignarde en plein cœur comme un pieu. Isabella va crever un jour de toute façon, non ? Pourquoi pas laisser sa nana s'amuser un peu ? La jalousie est une saloperie, quand même. Elle ronge Jadilica, la tord jusqu'à ce que son calme pète un câble. Dans une rage aveugle, elle balance le gros doigt d'honneur ultime : elle mord Isabella, lui file du sang de vampire à fond, et la condamne à la solitude immortelle. La vengeance a un goût sucré au début, mais elle laisse un arrière-goût amer qui noircit leur amour d'encre. Le rire a déserté la maison maintenant, les échos s'éteignent. Jadilica le sait – certaines cicatrices sont trop profondes, certaines conneries impossibles à pardonner.














